Messages

Affichage des messages du mars, 2012

JÉSUS, A.C. (avant le Christ)

Image
                      Les grands titres divins que l’on a accolés à la personne de Jésus sont si éblouissants qu’ils réduisent presqu’à une ombre l’homme qu’il a été et qu’il continue d’être. Pour moi, avant d’être Christ, Seigneur ou Fils de Dieu, Jésus est d’abord un homme. Il est l’homme des lys des champs, des montagnes, des poissons et des moutons, l’homme des foules, l’homme des pauvres. Il est  l’homme  libre qui ne permet pas que sa liberté soit à tout moment entravée par la tradition des ancêtres, ou par des règles et des lois prétendument estimées de droit divin. Jésus  ne craint pas, par exemple, de se mettre à dos la société des justes et des mâles en s’entourant  de femmes et de pécheurs et en s’exhibant volontiers en public avec eux. Il a ses coudées franches avec la tribu, le clan,  la famille, et avec les chefs religieux de son peuple. De tout son cœur il obéit au Dieu dont il...

LE SERPENT QUI GUÉRIT

Image
Évite le mal tant que tu peux, mais quand il te rattrape, te coince, t’assiège, te harcèle, t’envahit, quand il prend le dessus sur toi, te gagne, te possède, te domine, tourne-toi vers lui. Regarde-le dans les yeux, fais-lui un grand sourire, ouvre-lui ta porte, fais-le entrer chez toi, accueille-le comme un ami. Ce faisant, tu vas le désarçonner. Son adrénaline va baisser de moitié. Sa tension artérielle va chuter, son rythme cardiaque va se couper en deux. Il ne saura plus quoi faire de ses griffes et de ses dents. Il va se sentir embarrassé, gêné, confus, peut-être honteux. Tu lui diras : « Tu n’es pas mon ennemi, car tu fais partie de moi. Tu es mon frère jumeau non compris et mal aimé. Assieds-toi. Reprends ton souffle. Mets-toi à l’aise. Sois le bienvenu chez toi! Tu es tout ce que je ne veux pas être; tu es cette partie de moi-même que je rejette, je déteste, que je m’efforce depuis toujours de refouler dans les recoins les plus reculés de mon être. Tu es t...

EN VÉRITÉ

Image
                              Il y a des choses qui ne se décrivent pas,  qui ne se disent pas,  qui ne se comprennent pas,                                               parce qu’elles sont trop grandes. On ne connaît à peine que la surface des choses… Car c’est seulement à la surface des choses qu’on se débat, qu’on cherche, souffre et meurt. C’est là, dans la houle soulevée par les vents de la peur et de la haine, que l’humain navigue sur son frêle esquif de glaise. Ici et là l’anime un souffle de sagesse, de grandeur, de bonheur et de beauté. Mais le plus souvent il vogue vers nulle part,  échoue sur une île morte, se brise sur le flanc d’un rocher  ou se noie dans la grande nuit.  De là naissent  les héros, les étoiles, les ...