3 avril 2018

PÂQUES



Ça craque!



La glace craque. Des odeurs de printemps et de résurrection flottent dans l'air. Comme une coulée de soleil sur un grand glacier, des marées de jeunes ont déferlé sur Washington en criant: "Assez, c'est assez!"
Mais pas assez pour ébranler le "Toupet Jaune" et son empire.
Qu'à cela ne tienne! La glace ne peut rien contre le printemps. Le Groenland et l'Antarctique se croyaient à toute épreuve, mais voilà qu'eux aussi ont commencé à suer...
La mort se croit toute-puissante, mais la vie s'en moque.
Des jeunes, il en pousse encore.
Le plus beau est à venir.

Veillée aux chandelles



Au milieu de la chapelle inondée de ténèbres, un feu est allumé. Lorsque la flamme passe d'une bougie à l'autre,  des étoiles percent la nuit.
Le Grand Jour, cependant,  reste encore loin.
Il adviendra dans la splendeur de milliards de soleils lorsque, à la lumière de toutes nos bougies, nous découvrirons que tout humain est, en vérité,  semblable à chacune et chacun de nous.
Ne nous décourageons pas si nos yeux sont lents à voir, nous ne sommes pas à la fin, mais à peine  au commencement du monde.

Ariel



Un petit garçon nous dévoile notre humanité.

Chiens pisteurs, brise-glace, plongeurs, hélicoptères, enquêteurs, corps de police, pompiers, journalistes, parents, amis, voisins, curieux, nous sommes des milliers à l'affût de la moindre trace du jeune Ariel Kouakou, 10 ans, porté disparu depuis le 12 mars dernier. 

Pour ce gamin inconnu, on arrête tout. Des forces impressionnantes de compassion, de solidarité, de cœur, de courage et d'espoir sont mobilisées autour de lui. Pour lui, l'argent ne compte plus, ni le temps, ni le "eux et le nous", ni rien.

Cette force merveilleuse qui sort de nous et se déploie en plein jour, nous montre quelque chose de ce que nous sommes en vérité. Elle nous montre  notre "humanité commune", cette merveille  enfouie dans l'obscurité de notre inconscient individuel et collectif.
Ariel, grâce à toi, nous découvrons que nous sommes peut-être plus grands, plus beaux, et beaucoup plus humains que nous ne pensons. Comme si l'ange de Pâques nous avait touchés de son aile.

Merci, cher petit Ariel. Nous ne savons pas où tu es, mais, pour un moment, tu nous libères de nos ombres.


                                  Debout






Comme un arbre 
percé d’épines
il me regarde
avec des yeux
de soleil

de son cœur
coule la douceur

et de ses mains
des constellations
de fleurs

l’humanité
entière
se tient à ses pieds
elle est brisée
mais debout

                       Eloy Roy


         

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