YÉSHUA, LES DINOSAURES ET LES AUTRES
«Heureux qui ne sera pas choqué
à cause de moi!»
(Matthieu 11, 6)
et les autres
par Eloy Roy
Ceci est une «
simple » lettre de 225 pages que j’adresse directement à Yéshoua, alias
Jésus. Elle est constituée de quelques articles que j’ai déjà publiés sur mon
blogue et que j’ai légèrement retouchés. À ces derniers j’ajoute ici quatre fois
plus d’articles nouveaux.
LISTE DES CONTENUS
BLOC PRINCIPAL
1-Introduction
2-Dédicace
3-Les Dinosaures
4-Le langage des
évangiles
5-Crise aiguë et
foi sans bornes
6- «Royaume de Dieu».
7-Se mettre en
mode « prophétique »
8-Ta base :
un groupe de travailleurs de la mer
9-Du côté des
derniers de la terre
10-La question du
mal
11- Le pire
aveugle
12- Copain des « collabos »?
(les publicains)
13-Une païenne
ouvre l’esprit de Yéshua (La Cananéenne)
14- À bas les
murs! (La Samaritaine)
15- Parenthèse: la
Religion
16-
Un Samaritain canonisé
(Parabole)
17- Même les gays? (Un centurion)
18- Au tour des terroristes!
19- Un révolutionnaire déchiré (Judas)
20- Zachée le Grand
21- Né à moitié (Lazare jr)
22- Dinosaure en mutation (Nicodème)
23- Égalité? Quelle belle folie!
24- Le Partage
25- Pas les femmes quand même!
26- Une pestiférée
(L’hémorroïsse)
27-Un dinosaure retrouve son humanité (Jaïre)
28-Noces de Cana, une révolution
copernicienne
29-Femme de réputation douteuse (La Madeleine)
30-Les adultères aussi
31-La femme courbée
depuis des millénaires
32-Yéshoua s’empiffre à la table des notables
33-Scandale dans le temple
34-L’énergumène de Gerasa
35-Déblocage majeur (Pardon)
36-Remise à neuf en temps interdit
37-Les marmots
38- Les fleurs des champs
39- Ton Abba
40- Lancement de ta Mission
41- Sexe
42- Galiléens et Yéshoua: 2 points de vue
43-Joie
44- Épilogue
45-Une dernière question
NOTES
1- Fin imminente
2- Le langage des
évangiles
3- Le problème du
Mal
4- La religion
ANNEXE
10 articles
1- Marcher sur les eaux
2- Yéshoua, les
cochons et l'économie, toute une histoire!
3- Évangile volé
4- Trop de bons, pas assez
de justes
5- Qui dort, Yéshoua ou
nous ?
6- À propos du Royaume
7- Église à reformater
8- L’amour seul est
véritablement moderne
9- L’urgence de l’Évangile
10- Retour sur le
Dieu de Cana
1-Introduction
Àux 225 pages qui s’ouvrent
ici je pourrais donner le titre de Jésus rompt le cordon ombilical
avec la religion, ce qui ne
serait pas faux, mais j’opte plutôt pour : « Yéshoua, les Dinosaures et les autres ».
Pourquoi « Yéshoua » et non pas « Jésus »?
Parce que Jésus est
juif. Sa langue, celle de ses parents, celle de ses amis et de son peuple est
l’araméen. En araméen, on l’appelle « YÉSHOUA » (prononcer : Yéchoua).
Pourquoi les « Dinosaures »?
J’affuble de ce nom préhistorique des personnages généralement très religieux dont le sport favori est d’empoisonner la vie de Yéshoua.
Ils nous font découvrir Yéshoua sous un jour trop peu valorisé d’un rude et infatigable combattant; un lutteur qui provoque et qui ne craint pas de scandaliser; un bagarreur qui va jusqu’au bout de son sang pour transmettre la Bonne Nouvelle qui vit en lui.
Dans l’évangile, « les autres », c’est la foule de gens que Yéshua croise dans son quotidien: femmes, hommes, pauvres, malheureux, rêveurs, mendiants, résignés, indignés, révoltés, oppresseurs, opprimés.
Car l’Évangile, ce n’est pas un livre et ce n’est pas Yéshoua seulement. C’est aussi sa mère, les apôtres, Hérode, Pilate et les Dinosaures.
L’Évangile c’est l’interaction de beaucoup de personnes, de beaucoup de regards, de sentiments, de langages, de forces, d’énergies. L’Évangile, c’est tout un monde! C’est un ferment incroyable au milieu de notre monde à nous, tel qu’il est, à la fois horrible et merveilleux. Un monde qui a faim et a soif, cherche, s’entretue; un monde qui parfois produit des merveilles, souvent se trompe, mais tant bien que mal avance toujours.
Un Yéshoua qui n’est ni roi, ni prêtre, ni évêque, ni Pape, ni militant de gauche ou de droite, ni, non plus, un centriste tout doux qui ne serait ni chair ni poisson.
Un Yéshoua qui transcende les étiquettes et les rôles. Un Yéshoua qui n’est d’aucune école, d’aucune secte, d’aucune boîte, ecclésiastique ou autre.
Et surtout, un Yeshoua à la solde de personne. Un Yéshoua qui est simplement lui-même et qui est viscéralement identifié à nous.
Avant qu’il ne soit transformé en dieu, notamment par Paul ou Jean, Yéshoua est seulement un homme comme tout le monde avec ceci de particulier qu’il aime penser par lui-même. Yéshoua est un homme libre, lucide, transparent, sensible, intelligent, généreux, ouvert.
Un homme qui réfléchit, médite, contemple le « mystère » qui l’habite, ce même mystère qui habite tout être humain. De là lui viennent la sagesse et la forte confiance qu’il a en lui-même. De là aussi son audace et son extraordinaire créativité.
Yéshoua n'est pas un perroquet qui répète ce que d'autres ont pensé avant lui: "Vous avez entendu qu’il a été dit aux ancêtres…, eh bien, moi je vous dis… » (Matthieu 5, 21-22).
Ce qui sort de la bouche de Yéshoua émane de son être profond où il prend son souffle, là où il se retrouve avec lui-même et avec son Abba-Père qu'il aime comme sa source et son propre cœur.
C’est justement là, au fond de lui-même, qu’il perçoit qu’entre lui et Dieu il n’y a vraiment pas de frontière : « Le Père et moi, nous sommes Un », lui fera dire Jean 10, 30.
De la même source, des millions de disciples (et beaucoup d’autres qui appartiennent à d’autres bercails) finiront au cours des siècles par découvrir à leur tour qu’au fond de l’être, rien vraiment ne sépare l’humain de Dieu et que rien ne nous sépare véritablement les uns des autres.
C’est un visionnaire et un combattant qui, de mille manières, s’applique à éveiller chez les humains une conscience pratiquement inexistante au sujet de ce que nous sommes vraiment. Car, par la générosité sans bornes de Dieu, nous sommes incroyablement plus grands que tout ce que nous pouvons penser, souhaiter ou imaginer.
Est-il joyeux? Sans aucun doute. Et, bien que très sensible, il n’est pas pleurnichard.
Il ressemble au vent qui est la respiration de la Terre.
Des millions de livres ne suffiraient pas à enfermer tout ce que ce vent charrie et signifie. Encore moins les présentes pages d'un ignorant et honnête pécheur que Dieu aime de façon indescriptiblement formidable.
« Les autres », c’est moi, c’est nous tous et toutes que Yéshoua éclaire, tire de la nuit, sort de l’inconscient, met au monde, appelle à « être ».
2-Dédicace
Ces pages sur Yéshoua
et ses opposants (que j’appelle « Dinosaures »),
je les dédie évidemment à tout le monde, mais en particulier aux laïques, hommes
et femmes, interpelé/es par l’Évangile, et qui ne sont pas de simples avatars du
clergé.
Je veux ici
rappeler que, bien avant d’être monopolisé par la religion des clergymen, des calices
et des ostensoirs en or, Yéshua a été, est et sera à jamais un laïc comme
eux, un vrai laïc comme le sont les 99,99% de l'humanité.
Les milliers de
pages qui manquent aux présentes lignes et à celles qui garnissent déjà bien
des rayons de bibliothèques, il revient à eux de les écrire.
En attendant, je
dédie également ces lignes à tous les "païens" et
"païennes" comme moi, qui n’acceptent plus que l'évangile de Yéshoua soit
la propriété d’une religion, d’une morale et de rituels conçus pour une époque
qui, certes, a eu ses grandeurs, mais dont les jours sont définitivement comptés.
Où cela va nous
mener, je ne le sais pas. Ce qui est certain, c’est que notre avenir n’est pas dans le passé. De
toute urgence nous devons mettre le cap sur un monde qui, à la vitesse de
l’éclair, nous tire très fort vers d’autres horizons, car Dieu est là aussi.
Bien que ce monde nouveau nous soit inconnu, il pique notre curiosité tout en nous angoissant.
Peut-être lui
ouvririons-nous une fenêtre toute grande s’il ne fallait pas d’abord sortir du seul monde que nous
connaissons.
Que
deviendrons-nous, en effet, en dehors de ce monde plein de folies, de faim, de
guerres, de misère, mais qui est aussi rempli d’histoires et d’expériences merveilleuses?
Nous avons été façonnés par ce monde-là, que deviendrions-nous si nous devions
le quitter? Ne serait-ce pas la fin de tout?
Ceci dit, nous
revenons à toi, Yéshoua. Nous nous retrouvons à un moment crucial de ton époque
où des chambardements inouïs sont sur le
point de faire tout sauter. Pour ton peuple, le danger d’être effacé de la
carte du monde n’est que trop réel. Face au péril, il s’accroche désespérément
au Temple et à la Loi de Moïse, comme à une planche de salut. Mais toi, Yéshoua, tu déclares
sans ambages que bientôt, de ce Temple béni, il ne restera plus une seule pierre
(Marc 13, 2). Et voilà, en effet, qu’ après des siècles de
violence inouïe, de ce grand Temple, qui était l’âme, la fierté et la bouée de
sauvetage de ton peuple, il ne reste plus que ruines et une histoire interminable
de fleuves de sang.
Nous nous bouchons
les oreilles, mais aujourd’hui encore tu nous adresses la même parole: de votre
beau monde, de votre majestueuse religion, « il n’en restera pas pierre
sur pierre! »
Car il faudra bien,
un jour, que nous finissions par comprendre
que le salut de l’humanité ne réside pas dans des constructions de pierre, dans
des images, des rites, des lois, des costumes, des discours, des missels ou des
bibles.
Il se trouve dans un monde complètement « nouveau »
qui, pour être précis, est véritablement
et depuis toujours planté en nous-mêmes,
à la racine de notre conscience la plus profonde.
Puisse-t-il y croître
sous le soleil comme l’herbe, les fleurs et les arbres d’un printemps sans fin!
(Luc 17, 20-21).
(Sur le contexte de « fin du monde » dans lequel se déploie l’évangile, voir Annexe 1 Note 1, Fin imminente, à la fin de ce Bloc Principal que j’ai divisé en 45 chapitres de différentes longueurs).
Une pierre
Ce monde nouveau a-t-il besoin d’une seule pierre pour se manifester sur la terre? Absolument pas, car, comme on vient de le dire, il s’agit d’une réalité intérieure. Cependant, on a besoin de personnes qui nous gardent éveillés et nous aident à rendre manifeste cette réalité enfouie dans les profondeurs de notre être. Pour ce faire, tu nous désignes une personne, en particulier, un simple pêcheur de poissons à qui tu donnes justement le nom de Pierre.
Ce Pierre, tout comme Yéshoua lui-même, est originaire de « la Galilée des nations ».
Dans cette région du nord, l'oppression est courante, et les habitants ne sont pas aimés par la population « de souche » qui habite la Capitale.
C’est que ces Galiléens sont plutôt rebelles.
En plus, ils vivent
au milieu de races très peu rassurantes émigrées de pays étrangers.
Voilà la sorte de pierre que Yéshoua propose pour que nous continuions dans sa voie. Le monde nouveau ne se manifestera pas grâce à l’appui de groupes établis au sommet de l’échelle sociale, mais par des gens d'en bas sans pouvoir, dont la race est tout, sauf pure.

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